vendredi 19 février 2016

NOTRE RANDONNEE A TAOUGRITE

 NOTRE PERIPLE DE CHLEF A TAOUGRIte

Taougrit, Chef-lieu de commune et de daïra dans la wilaya de Chlef. Ex- Paul Robert. Située à 59 km du chef–lieu de la wilaya et à égale distance (18 km) de Sidi M’hamed Ben Aouda et Aïn Mérane Constitue avec la commune de Dahra un chef- lieu de daïra.. Superficie : 182,42 km2. Population : 24 267 (1998), 27 972 (2004). Historique : Village fondé en 1911. Il doit son nom à l’ancien maire d’Orléansville – Paul Robert- tué à Alger en 1910 lors d’un duel avec René Houbé, durant les législatives de 1910. Commune créée par arrêté du 04 décembre 1956. Pendant la révolution, le FLN réussit à assassiner le maire de la commune, M.Degreau. Denses forêts (fabrication de pipes de 1926 à 1932. Dès 1920, une cave coopérative (existe à nos jours) est mise en chantier avec une capacité de 50.000 hl. La région reçue la visite en 1932, de Paul Robert (22 ans), auteur du dictionnaire « Le Petit Robert » ainsi que de l’encyclopédie de la langue française en sept (7) tomes et plusieurs autres ouvrages et dictionnaire. En 1950, Naegelen, gouverneur général de l’Algérie et en 1952, de Philippe Lamour, alors président de la viticulture. Ville natale de René Rivière, ancien préfet en métropole. 1945 - l’électricité est introduite pour la première fois.
               
RETENUE COLLINAIRE OUED  BOU KOUROUN   TAOUGRITE 
Nous avions pris le départ de Chlef vers les coups de 9 heures du matin. Nous nous étions donné rendez-vous devant la grande mosquée de la ville de Chlef. Nous avons pris la route qui va jusqu’à Sidi Laroussi pour enjamber ensuite le Chéliff et rejoindre la route qui mène vers Aïn  Mérane, Taougrite, Dahra et qui débouche sur le littoral de la wilaya, dans le village d’El Guelta. Nous avions traversé le nouveau pont du Chéliff, en  contrebas de la Zone Industrielle de Oued Sly et nous avions traversé de part en part, la localité d’Ard-El-Beida, pour rejoindre la route qui nous mènerait à Aïn Mérane puis à Taougrite. Tout au long du périple nous discutions des dispositions à prendre et du plan que nous devions observer pour commencer notre travail de recherche et de listing des endroits que nous devions visiter.
Nous roulions à une allure modérée et après quelques kilomètres de plat, nous commençons à monter les premiers contreforts de la chaîne montagneuse du Dahra. Après avoir traversé le village de la Caper, nous nous rapprochions du carrefour  Sobha-Aïn Mérane. Un barrage de gendarmerie est dressé à l’embranchement de ces deux communes. C’est la limite, le lieu où commencent les Monts du Dahra. La route a été réfectionnée et élargie, ce qui ajoute au confort un plus durant le voyage. Nous montions toujours. Nous traversâmes un petit hameau  (El H’chalif) où se trouve le cimetière de Sobha, sur le bas côté droit de la route menant à Aïn Mérane. Face au cimetière, une mosquée assez grande a été construite pour permettre aux habitants de la contrée de faire leurs prières en commun. Avec  l’avènement de la réforme agraire et l’aide apportée aux petits fellahs, nous remarquons, en contrebas de Souala, petite bourgade faisant partie de la commune de Sobha, des oliveraies en pleine floraison des deux côtés de la route.
La route est formée de lacets montants. Nous débouchons sur la bourgade de Souala, dans laquelle on distingue une école primaire et une mosquée aux abords de la route ainsi qu’une recette des postes et télécommunications. Après le village de Souala, la route plongeait dans une sorte de cuvette pour se redresser et regrimper sur le flan Sud du Mont Dahra.
La route serpentait en lacets plus ou moins serrés et nous atteignons les premières maisons d’Aïn El Kahla, une petite bourgade faisant partie de la commune d’Aïn Mérane. Nous pouvions distinguer une station de pompage de l’Algérienne des Eaux.  La bâtisse est peinte en bleu et blanc pour donner un petit cachet représentant le symbole de l’eau.  Nous montions encore plus haut pour déboucher sur le site d’El-Biayidh, carrefour qui mène vers la commune de Herenfa. La route se stabilise sur le haut de cette colline pour redescendre ensuite vers le carrefour menant vers El Herenfa, une autre commune de la Daïra d’Aïn Mérane.
A cet embranchement, nous trouvons le hameau de Goufaf se trouvant dans l’intersection de la route de Aïn Mérane et celle menant à El Herenfa. Nous constatons, sur le bas côté droit de la route, l’école de la bourgade.
Nous continuons notre route par la nationale qui fait la jonction entre la wilaya de Chlef et celle de Relizane par Mazouna.    Au bout de quelques minutes nous arrivons à l’entrée de la commune d’Aïn Mérane. Ce village, colonial de prime abord, après le déclenchement du terrorisme en 1992, a vu sa population doubler ou même tripler de par l’exode des populations rurales pour échapper aux exactions des terroristes.
Nous traversâmes le village d’Aïn Mérane de part en part. Comme c’est un village colonial, le tissu urbain est constitué d’une grande rue traversant tout le village.

Nous continuons notre route pour déboucher sur la bourgade d’Ouled Aïn Ennass, dépendant de la commune d’Aïn Mérane. Nous continuons notre ascension vers Taougrite. La route serpentait dans un plat plus ou moins relatif et nous avons débouché dans le village d’Aïn Serdoun où se trouve une source  d’eau minérale vraiment douce et potable. Nous grimpions encore pour surplomber la plaine du Gris avant d’arriver au bout de quelques kilomètres après une série de lacets devançant l’entrée de la commune de Taougrite où nous remarquons la construction d’une cité H.L.M et d’une unité nouvelle de la protection civile.
                     





ENTREE DE TAOUGRITE                
VUE RUE PRINCIPALE TAOUGRI
                                           RUE PRINCIPALE TAOUGRITE (2)  -
 Le village de Taougrite, durant la colonisation était un village de colons qui comptait seulement une rue principale qui traversait le village de part en part du Sud au Nord. Par la suite, après l’Indépendance, deux autres grandes artères parallèles ont vu le jour pour faciliter la circulation et donner un certain urbanisme au village.
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Arrivés au village de Taougrite, nous nous rendons directement à la Daïra pour nous présenter et les aviser que nous sommes déjà sur les lieux afin que les services de la Daïra puissent aviser le Président d’APC de nous recevoir et de nous prêter main forte pour notre mission qui est de visiter tous les lieux touristiques et les sites archéologiques qui nous permettraient de mener à terme le projet dont nous a chargés Monsieur le Wali de Chlef.
Le secrétaire général de la Daïra avait avisé le Président de l’APC de Taougrite de notre venue. Nous nous dirigeâmes vers les bâtiments de la Mairie de Taougrite, situés sur la voie principale du village qui était en pleine réfection.
Nous fûmes reçus par le Président de l’APC et par le Vice-président, responsable de la culture au niveau de la commune de Taougrite.
Nous étions accompagnés d’un caméraman pour faire une vidéo des différents sites que nous aurions visité. Nous étions aussi équipés d’appareils photos numériques pour prendre le plus de photos possible afin d’agrémenter notre travail qui consiste à faire un livre relatant l’histoire et la culture de la wilaya de Chlef.
Une voiture 4X4 a été mise à notre disposition avec chauffeur et le Vice-président devait nous accompagner dans notre mission d’investigation. Après avoir fixé les différents sites et lieux de la commune, nous avons pris la route pour le hameau de Sidi Aïssa où se trouve « Kal’ât Sidi Aissa » ou bien « Kal’ât Sidi Abdellah » comme on l’appelle communément dans les textes officiels. Arrivés sur les lieux, nous avions traversé tout le hameau pour nous retrouver devant une colline que même le 4X4 peinait à monter, vu qu’il n’y avait pas de route ni de piste qu’on devait suivre. Nous nous confions à la dextérité et à la connaissance du terrain par le chauffeur attitré de la commune de Taougrite. En effet, il conduisait son 4X4 d’une main de maître et ne brusquait jamais son véhicule. Les secousses vous pilaient les vertèbres et si vous vous relâchez, vous ressentiriez une douleur atroce au niveau des vertèbres lombaires.
Nous sommes déjà sur le site de « Kal’ât Sidi Abdellah ». De loin, nous ne pouvions rien voir ni distinguer quoi que ce soit. Mais au fur et à mesure que nous nous rapprochions, nous constations quelques vestiges (des blocs de pierre taillée épars sur une superficie qui avoisine les quatre ou cinq hectares et peut-être même plus. Nous nous trouvions sur une falaise au-dessus d’un autre site archéologique qui fait partie de « Kal’ât Sidi Abdellah ». La falaise était haute de plusieurs dizaines de mètres (à peu près soixante mètres. Nous distinguions du haut de la falaise, les ruines de la « Kal’â ». Le tracé des murs du fortin est encore visible à ras terre et des pierres  taillées étaient éparpillées sur toute la surface du site. 

Tout au long de notre investigation, nous n’avons pas cessé de prendre de photos de tout le site et de filmer pour agrémenter notre travail d’une vidéo avec commentaires sur le site même de « Kal’ât Ouled Abdellah Abdellah » ou Timici à Taougrite, sur la crête, au-dessus du hameau de Sidi Aïssa.

Nous avons passé presque la matinée entière sur le site, puis nous avons pris le chemin du retour en direction de Sidi Aïssa pour déboucher ensuite directement  en passant à côté du cimetière, sur la Zaouïa de Sidi Aissa qui abrite plus de 35 disciples en matière de théologie. Nous avons été reçus très cordialement à l’intérieur de la Zaouïa, par les jeunes talebs qui nous ont même proposé de boire un café que nous avons été obligés de décommander car nous n’avions pas beaucoup de temps pour pouvoir visiter d’autres sites touristiques et de villégiature dans les forêts aux abords du village de Taougrite.


ZAOUIA DE SIDI AISSA  -  La Zaouïa de Sidi Aissa (Taougrite) abrite plus de 35 élèves internes. Sont sortis de cette Zaouïa plusieurs imams de la région actuellement éparpillés dans les mosquées sur tout le territoire national.




TALEBS EN TRAIN DE PSALMODIER LE CORAN (ZAOUIA DE SIDI AISSA)   -  Une partie des talebs en train d’apprendre et de psalmodier le Coran. Ils sont au nombre de 35 élèves dans ladite Zaouïa.
Nous avons coupé directement de la Zaouïa par une piste qui nous a menés sur la route qui conduit vers le village de Dahra. Arrivés sur ladite route, nous avons rebroussé chemin, en tournant vers la droite pour revenir vers le village de Taougrite. Nous devions monter vers un lieu nommé « Ghannessou », petit bosquet en bordure de la forêt de Sidi Abdelkader et Sidi Youcef. C’est un lieu magnifique, un lieu de villégiature familiale. Des pins et des eucalyptus se partageaient le terrain ainsi que des lentisques et de la broussaille. En face, de l’autre côté de la piste, un ouvrier agricole qui a obtenu un lopin de terre à assainir, était en train de jouer de la faux pour récolter le fourrage à ses bêtes. Les herbes à fourrage dépassait, par endroits, le mètre et peut-être même
JARDIN D’ARBRES FRUITIERS

Fellah ayant bénéficié d’un lopin de terre dans le cadre de la valorisation des terres agricoles. Il est en train de couper le fourrage à la faux pour ses bêtes. Il a obtenu son lopin depuis plus de six ans mais ce n’est, nous dit-il, que ces deux dernières années qu’il a pu en profiter un peu. Il espère que cette année 2009 puisse lui apporter toute la récolte escomptée. Il est très optimiste en ce sens car le climat a été à la hauteur de son attente et que la terre a été bien arrosée.


PINEDE GHANESSOU TAOUGRITE Sur la route qui monte de Taougrite vers le Nord-Est pour rejoindre le bourg de Sidi Youcef, puis le village de Mossadek (Ex- Baâch)
Cette pinède mérite d’être aménagée en lieu naturel de villégiature pour les familles du village et pour les touristes qui empruntent cette route pour aller à la mer à Dachria (petite bourgade relevant de la commune de Dahra) ou à El Guelta (village rattaché à la commune d’El-Marsa – Daïra d’El-Marsa) Après avoir visité le bosquet en long et en large, nous avons pris le chemin vers une source qui ne tarit jamais et qui coule dans un abreuvoir pour les bêtes et un grand bassin comme réserve, servant peut-être pour les agriculteurs résidant en contrebas de la source et pouvant leur servir pour irriguer leurs jardins potagers et leurs jardins d’arbres fruitiers. 
Plusieurs habitants de la commune de Taougrite ont bénéficié du programme de prêt pour la valorisation des terres initié par le Ministère de l’Agriculture et de la Pêche pour combler le déficit en matière d’emploi dans les zones rurales afin de mettre fin à un certain exode rural qui a eu un impact certain sur la vie économique du pays.

Nous avons par la suite, retraversé le village d’Est en Ouest  pour reprendre la route vers Chlef et au bout de deux kilomètres seulement, au lieu dit « Reggada » pour rejoindre le douar « Chaâbnia » relevant de la commune de Taougrite. Nous l’avons traversé sans nous arrêter car ce qui nous intéressait c’était la Zaouïa de « Chaâbnia », située à l’extérieur du douar en allant vers le douar du « Mizab », relevant lui aussi de la commune de  Taougrite.
ENTREE DE LA ZAOUIA DE CHAABNIA (TAOUGRITE)
                                                  
LES TALEBS DE LA ZOUIA DE CHAABNIA AYANT BIEN VOULU POSER POUR NOUS
Cette Zaouïa existe depuis plusieurs décennies et a fait sortir plusieurs promotions d’étudiants en théologie qui occupent actuellement des postes d’Imams et d’enseignants dans différentes contrées de la wilaya de Chlef et même dans d’autres wilayates.  Elle reçoit chaque année plusieurs disciples. Pour cette année 2009, ils sont au nombre de 75 élèves tous âges confondus.

En  continuant sur notre lancée, dans la descente des monts du Dahra, en descendant vers le village de Herenfa, à mi-chemin, nous tombons sur la retenue collinaire d’Oued Boukouroune qui est assez importante  et sert pour les fellahs de la région pour la valorisation des terres agricoles. Plusieurs ont bénéficié de ce programme combien nécessaire à ces populations rurales et y ont de suite adhéré. Des deux côtés de la route (goudronnée) qui mène vers le douar Mizab, nous remarquons des vergers avec de petits arbustes en train de faire leur trajectoire vers le ciel, bénéficiant de la clémence du temps et d’un soleil radieux précipitant les effets de la photosynthèse à la grande joie des arboriculteurs.
N’ayant peut-être plus rien à visiter, et c’est le soleil qui commençait à décliner vers l’horizon qui nous demandait de rentrer au bercail, nous avons repris le chemin du retour vers le village Taougrite.






ESCALIERS - RUINES - KALAA SIDI AISSA  -  Ces escaliers reliaient les deux sites de « Kalaâ Sidi Abdellah » au niveau du hameau de Sidi Aïssa, dans la commune de Taougrite et se trouvant à la sortie Ouest du village.
                                                         Nous avions constaté des cavités qui servaient de silos à grain et peut-être aussi comme réserves d’eau pour alimenter le site du bas de la falaise. Nous avions aussi remarqué des escaliers qui devaient mener dans le temps vers le site en contrebas de la falaise.

SILO A GRAIN  - KALAA SIDI AISSA -  C’est des cavités creusées à même la roche et qui servaient aux habitants du site de silo pour entreposer leurs récoltes de grains.







RESERVE A EAU POUR ALIMENTER LE SITE  -  C’est une sorte de citerne (bâche à eau souterraine) qui permettait aux habitants du site de faire leur réserve d’eau de pluie en hiver et qui pouvait leur tenir toute l’année. La réserve est creusée à même le sol dans la roche de granit. Son couvercle était constitué d’une grande dalle de la même roche de granit.



ESCALIER TAILLE A MEME LA ROCHE RELIANT LE HAUT DU SITE SUR LA COLLINE SURPLOMBANT LE SITE PRINCIPAL EN CONTREBAS










NOUVEAU SIEGE DE LA  DAÏRA DE TAOUGRITE  -  C’est le nouveau siège de la Daïra de Taougrite. Il est situé à la sortie Ouest du village, sur la route menant à Oum Etteboul, Sidi M’hamed Bénali et Mazouna plus loin.






SITE ARCHEOLOGIQUE DE KALAA .O.ABDELLAH SI AISSA  à TAOUGRITE  (Wilaya de Chlef)






NOUVELLE BIBLIOTHEQUE TAOUGRITE -  C’est une nouvelle construction qui abritera les services du centre culturel et de la bibliothèque de Taougrite. Elle n’a pas encore été ouverte.
La bibliothèque attend d’être équipée pour ouvrir dans les meilleurs délais comme nous l’a précisé le vice-président de l’APC de Taougrite, responsable de la culture au niveau du territoire de la commune.

Parmi les nouvelles réalisations, nous pouvons citer un groupe de 100 logements édifiés à l’entrée Sud du village de Taougrite.
Une autre acquisition est à inscrire à l’initiative de l’APC et concerne la caserne des Sapeurs Pompiers.
Un nouveau CEM a été construit et est déjà fonctionnel et abrite plus de 800 élèves.





SITE ARCHEOLOGIQUE KALAA O.ABDELLAH – SIDI AISSA      - TAOUGRITE (WILAYA DE CHLEF













SITE ARCHEOLOGIQUE « KALAA SIDI ABDELLAH » – SIDI AISSA - TAOUGRITE










ENTREE DU CIMETIERE DES CHOUHADAS A TAOUGRITE (CHLEF)










CIMETIERE (TOMBEAUX CHOUHADAS TAOUGRITE)  - 







Nous savons pertinemment que les monts du Dahra ont abrité l’un des bastions de la révolution et que des centaines de Chouhadas sont tombés au champ d’honneur pour défendre leur sol et leur patrie ainsi que leur langue, leurs us et coutumes contre l’oppresseur et colonisateur.




2 commentaires:

  1. C'est une très belle région et une belle petite ville avec une population
    Sympathique, c'est ma région de naissance.

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