CAFE LITTERAIRE DU 30 AVRIL 2016 ANIME PAR Le Dr BENBALI MOHAMED A CHLEF

          CAFE LITTERAIRE DU 30 AVRIL 2016

 

 














                                   

Le café littéraire de Chlef continue son petit bonhomme de chemin malgré les difficultés et pour cette semaine, la journée du Samedi 30 Avril 2016, une conférence a été donnée par le Doctorant Mohamed Benbali, professeur d’arabe à l’Université Hassiba Benbouali à Ouled Farés (CHLEF) et dont le titre est « La définition de la poésie »  « Maf’houm ech-ch’î3r ».
Pour l’ouverture de la séance, Hrache Beghdadi dit kaddour, musicien attitré du café littéraire de Chlef, en prélude, abreuva l’assistance de ses morceaux choisis, complaintes orientales qui vous emmènent vers des lieux de paix et de sérénité.
Ce fut par la suite, Hamou Ahlem qui monta à la tribune pour nous lire une prose poétique des plus envoutantes concernant l’amour de la patrie. Ce fut au tour de notre actrice et poétesse Djamila Benahmed, de nous emporter avec elle dans ses complaintes mais cette fois-ci honorées de roses et de paix pour le bonheur de ses détracteurs qui lui reprochaient toujours la mélancolie de ses vers.
Vint le tour de notre invité, le Pr Benbali Mohamed qui, sur la tribune, remercia l’assistance et les membres du café littéraire et à leur tête Mohamed Boudia, se disant très touché par cette marque de sympathie et pour cette invitation qui lui a permis de côtoyer les hommes de lettres de la ville où il a étudié. Avant d’entamer sa communication, il tint à se présenter à l’assistance comme suit : « Je me nomme Mohamed Benbali et je suis né en 1958 à Aïn Mérane (W.  Chlef). J’ai étudié à l’école primaire d’Aïn Mérane dès 1964, puis je partis au CEM « Bachir El Ibrahimi » de Bou-Kader pour continuer mes études dans l’enseignement moyen où j’ai obtenu mon BEM en 1974 après quatre années d’études. L’année 1975, je fus admis au lycée « As-Salem » de Chlef où j’obtins mon baccalauréat en 1978. J’ai rejoint par la suite, l’institut de technologie de l’Education où j’ai obtenu mon diplôme de fin d’études normales en tant que professeur d’enseignement moyen à ma sortie en 1979. Je rejoins par la suite, l’Université d’Es-Senia à Oran où j’obtins ma licence de lettres arabes. J’ai embrassé l’enseignement dans le lycée « Aberrahmane Kerzazi » à Bou-Kader en tant que professeur de langue arabe de 1984 à 1991. Je revins par la suite à mon lieu de naissance, Aïn Mérane où j’ai enseigné l’Arabe de 1991 à 2001. Après cela, je fus promu au grade de Censeur au lycée de Zeboudja, puis Sendjas, puis proviseur du technicum d’Oued Fodda où j’ai déposé ma démission de l’enseignement secondaire pour rejoindre l’Université Hassiba Benbouali de Chlef et actuellement, je suis doctorant en lettres arabes dans le thème « Dirassate El Ika3iya wel balaghiya ».
M. Benbali Mohamed, a fait une communication très pertinente concernant la poésie en général et dut répondre lors des débats à plusieurs questionnements de la part de l’assistance en les personnes de M. Medjdoub Ali, Benahmed Djamila, Mansour Mokhtari, Saâdoune Bouabdellah, Nekkaf Aïssa ainsi que Chohra Abdelkader. Il dut lire plusieurs poèmes de sa composition de même que des poèmes de la « djahiliya » qu’il dut expliquer le sens profond qu’il ne faut pas mélanger avec le vocable utilisé de nos jours. Pour l’orateur, le mot djahiliya ne veut pas dire analphabète comme on le comprend de nos jours mais c’était tout à fait un autre sens.
M. Benbali Mohamed a récité beaucoup de poèmes comme des extraits d’ « El mou3alakates », d’El Moutanabi, d’Amr Oulkaïs, Antar Ibn Cheddad, etc. Mohamed Benbali est un érudit en matière de poésie. Il a capté l’attention de l’assistance pendant plus d’une heure trente. Sa diction et son calme font de lui un orateur. Il a une pédagogie qui attire le respect et l’audience.
Vint ensuite, le tour d’autres poètes tels Mokhtari Mansour, Nekkaf Aïssa et Allali Miloud de déclamer leurs poèmes au bonheur de l’assistance qui commence à goûter de semaine en semaine, l’art de la poésie.
Pour clôturer, un autre musicien Ferrahi Abdellah, a accompagné de son « oûd » les derniers poètes qui se sont relayés sur la tribune.
Nous avions aussi une invitée de marque, Mme Driza Fatiha, présidente d’association à Mostaganem qui nous a honoré de sa présence.
Un bouquet de fleurs a été offert par une poétesse, Melle Hamou Ahlem, à notre invité, le Dr Benbali Mohamed de même que Mme Driza a été chargé par le café littéraire de remettre à notre honorable invité, un diplôme de participation pour son passage au café littéraire de Chlef.
                                                                                             Mohamed Boudia – Ecrivain-auteur 
Président du Café Littéraire de Chlef
Vice-président de l’Association Nationale Héritage Algérie

 

  CAFÉ LITTÉRAIRE DU 23 AVRIL 2016










Après avoir subi des dépressions et des rebondissements dans l’octroi d’un local pour la tenue du café littéraire de Chlef et après intervention de M. le Wali de Chlef et M. le Président de l'A.P.C de la même ville, le café littéraire a obtenu l’utilisation de la salle de cinéma « el djamal » et les séances du café littéraire ne discontinuent point. Les membres du café littéraire tels Mohamed Boudia, Djilali Metmati, Dr Medjdoub Ali, Nasser Berkane, Benayad Mohamed, Kamel Sahli, Saâdoune Bouabdellah, Mokhtari Mansour ainsi que tous les autres invités du café littéraire sans oublier les jeunes poètes de l’université Hassiba Benbouali et ceux et celles des associations continuent leur travail bénévole au niveau de cette aire culturelle qu’ils voudraient un lieu de rencontre et pensée, d’échange et débats sur différents sujets culturels en y faisant associer de grandes figures de la littérature algérienne. 
 
Pour ce Samedi 23 Avril 2016, le café littéraire est l’hote de la plus jeune écrivaine d’Algérie en la personne de Mlle Anya Mérimeche, nominée par la revue culturelle « Livr’escq » sous la direction de Mme Sebkhi Nadia, de même que par l’ambassade de France, d’Italie et d’Allemagne. Mlle Mérimeche est à son quatrième bouquin dont le titre est « Transitions ». C’est un roman qui se veut une sorte de transition dans l’écriture de l’écrivaine par rapport aux trois premiers romans. Il se veut une avancée dans le temps au fur et à mesure que l’écrivaine grandit et grandissent avec elle ses aspirations et ses objectifs.
Pour l’ouverture de cette séance du café littéraire, M. Hrache Beghdadi dit Kaddour, musicien jouant du « oûd » gratifie l’assistance de ses complaintes orientales qui vous emportent vers des horizons de paix et de sérénité et vous envoûtent pour vous relaxer et vous redonner du tonus pour la poursuite de cette épopée culturelle.
 
Pour un début de séance, plusieurs jeunes poètes et poétesses se sont relayés à la tribune pour déclamer leur poésie. M. Saâdoune Bouabdellah, animateur attitré du café littéraire, nous gave, à chaque séance de ses exemples poétiques qui se veulent une leçon sociale et une éducation pour tout un chacun.
Mlle Anya Mérimeche, d’un ton très calme commença à présenter son roman « Transitions » en lisant l’introduction qui donne déjà une certaine envie de terminer l’histoire. Durant les débats, Mlle Mérimeche s’est érigé en professeur et répondait avec bienséance et courtoisie à tous les intervenants qui se sont félicités de cette séance du café littéraire et de la présence de cette jeune écrivaine, romancière à plus d’un titre, érudite dans le sens le plus profond du terme. C’est un don que lui a le Créateur en matière d’écriture de romans. Il est à noter que Mlle Mérimeche et d’une jovialité exemplaire.
 
Après les débats, plusieurs anciens poètes tels Mokhtari Mansour, Nekkaf Aïssa et bien d’autres se sont fait l’honneur d’aller à la tribune pour gratifier l’assistance de leur poésie tant dans le melhoun que dans la poésie classique, sans oublier notre attitré poète du café littéraire, M. Allali Miloud.
Une vente-dédicace a été entamée par Mlle Anya Mérimeche de ses romans. Malheureusement la demande du dernier roman a été forte par rapport au peu d’exemplaires ramenés.
Des présents ont été remis à la jeune écrivaine ainsi qu’à ses parents de même que des diplômes de participation au café littéraire. Un bouquet de fleurs a été offert par notre jeune poétesse Mlle Hadj-Henni à Mlle Mérimeche.
M. Abdelkrim Elhouari a fait une interview à la jeune écrivaine et s’est fait un devoir d’interviewer une jeune poétesse, Mlle Hadj Henni.
 
Des photos souvenirs ont été prises avec la jeune écrivaine pour inscrire dans le temps ce passage de cette dernière dans l’enceinte de cette aire culturelle qui se veut un lieu de rencontres et d’échanges combien nécessaires à la vie culturelle de notre ville et de notre pays en général.
         Mohamed Boudia – Ecrivain-auteur
Président du café littéraire de Chlef – Vice-président de l’Association Nationale Héritage Algérie.

  

 

 CAFE LITTERAIRE DU 9 AVRIL 2016 ANIME PAR LE Dr AMICHE LARBI


Le café littéraire de Chlef continue sur sa lancée et tous les samedis que Dieu fait, les adeptes du café littéraire se réunissent pour goûter à la plénitude d'une nouvelle conférence et de nouveaux poèmes écrits et déclamés par leurs auteurs. Monsieur Hrache Beghdadi dit Kaddour, musicien attitré du Café Littéraire de Chlef, comme à son habitude, gratifia l'assistance d'une série de "stikhbarate" orientales qui émerveillèrent les adeptes et invités du café littéraire de Chlef.

Monsieur le Dr AMICHE Larbi, chef du département de langue arabe au niveau de l'Université Hassiba Benbouali à Ouled Farès (Chlef). Le thème choisi est le titre d'un des livres écrits par le conférencier et dont le titre est  "Mahmoud Derwiche - Béite Ech-Chî3r El Falastini" qui veut dire "Mahmoud Derwiche, le fief de la poésie palestinienne".
Monsieur Saâdoune Bouabdellah faisant office de maître de séance, fit monter deux poétesses à la tribune, en l’occurrence, Mlles Hamou Ahlem et Douma-Bouthiba Samia.
Elles ont déclamé leurs poèmes, l'un en prose et l'autre en rimes. Puis ce fut au président du café littéraire, Mohamed Boudia,de souhaiter la bienvenue au conférencier avec une petite présentation succincte de ce dernier. La parole fut ensuite donnée au Dr Amiche Larbi.

Monsieur le Dr Amiche commença par se présenter biographie et bibliographie oblige aux membres du café littéraire présents dans la salle. Pour un premier temps, il retraça la vie de Mahmoud Derwiche et le plaça par la suite dans le contexte des différentes phases poétiques en disant que le poète a commencé dans les années quarante par une poésie plus ou moins engagée dans une ligne partisane, puis avec l'évolution des événements en Palestine, il fut obligé de s'engager dans une nouvelle étape pour soutenir la révolution palestinienne par une poésie militante. La troisième phase de sa vie poétique fut l'entrée dans le militantisme pour la libération de la Palestine et dut vanter  cette dernière et devint militant parmi les grands de cette  révolution palestinienne. 

La conférence fut suivie avec une attention particulière et avant de passer aux débats, M. Saâdoune Bouabdellah donna l'occasion aux autres poètes présents dans la salle de déclamer leur poésie tels Mokhtari Mansour et Benahmed Djamila. A chaque phase, M. Saâdoune laissait libre cours à ses pensées et gratifie à chaque fois, l'assistance d'un de ses poèmes, critique de la vie et ce, afin de permettre au Dr Amiche de souffler un peu avant les débats qui s'annoncèrent très pertinents de la part du Dr Medjdoub Ali, de M. Nekkaf Aïssa, de M. Saâdoune Bouabdellah, du Dr Aït Djida Mokrane, de Melle Abib Zohra, députée, de M. Chohra Abdelkader, ex-inspecteur de l'enseignement ainsi qu'en définitive par Mohamed Boudia, président du café littéraire. 

Les questionnements furent très pertinents de la part de l'assistance et les réponses furent on ne peut plus précises et pertinentes de la part du Dr Amiche Larbi qui s'est félicité d'être parmi cette frange de la population de Chlef, amoureuse des belles lettres et adepte du café littéraire. 

Un diplôme de reconnaissance a été remis au Dr Amiche par M. Berkane Nasser, adepte et sponsor du café littéraire. Avant que l'assistance ne se sépare, une photo-souvenir a été prise avec l'ensemble des présents autour du Dr Amiche Larbi.

 




Mohamed Boudia - Écrivain-auteur - Président du café littéraire de Chlef - Vice-président de l'Association Nationale Héritage Algérie - 

                           







  CAFÉ LITTÉRAIRE DU 2 AVRIL 2016


 Les émules du café littéraire de Chlef sont on ne peut plus présents dans l’enceinte du cinéma « El Djamal » pour suivre pas à pas, semaine après semaine les activités culturelles du café littéraire. Bien que l’audience fût minime quand il ne s’agit pas de personnalité du monde littéraire ou historique, le café littéraire ne continue pas moins de drainer les amoureux des belles lettres. Pour cette séance du 2 Avril, en ouverture le musicien Hrache Beghdadi nous gratifia d’une mélodie à l’orientale avec son luth et ses complaintes qui vous emportent vers des rivages lointains et aiguise votre oreille musicale.
Le thème choisi par le président du café littéraire a trait à la journée du 1er Avril qu’il a nommée « la journée du mensonge ». En effet, le conférencier devait donner une explication dans le temps et l’espace de ce jour appelé communément « poisson d’avril ».
Il dira en effet, se rapportant à une légende qu’avant l’année 1564, l’année civile commençait le 1er Avril. Durant cette même année, le roi de France, Charles IX, décida que l’année commençât le 1er janvier de l’année suivante. Le premier janvier de l’année suivante, les gens se souhaitèrent une bonne année, et se firent des cadeaux comme dans l’année du 1er avril. Beaucoup de gens ne purent s’adapter au nouveau commencement de l’année, survenu par l’édit du roi Charles IX.
A partir de cette année, le premier avril fut considéré comme une sorte de fête nostalgique où l’on devait mentir aux autres sous forme de blagues afin d’en rire.
C’est ainsi qu’en Russie on l’appela « Den dourakov » (le jour des fous). Quant aux allemands, ils l’appelèrent « Aprilscherz ». En Amérique, les américains de même que les anglais l’appelèrent « April Fool’s day ». Je crois que cela nous renvoie au « poisson d’avril » comme il est nommé en France. Le traditionnel poisson d’avril désigne une plaisanterie, un canular que l’on fait à ses amis ou ses connaissances, le 1er avril de chaque année. C’est peut-être par nostalgie pour cette fête de début d’année qui se faisait en ce jour et que Charles IX en a imposé un autre jour pour cette fête qui fut le 1er janvier de chaque année.
Autre chose, la légende raconte que, comme la pêche était interdite dans le début du mois d’avril (période de reproduction des poissons), certains eurent l’idée de faire des farces aux pêcheurs, en jetant des harengs dans la rivière et ils se sont peut-être, écrié « poisson d’avril ». D’un autre côté, cette date coïncide avec la fin du carême des chrétiens ou la viande leur est interdite et le poisson était généralement le cadeau le plus attractif. On peut considérer ces canulars comme la bêtise qui a fait tâche d’huile dans le monde entier et s’est incrustée en nous, par conformisme, comme un mouvement moutonnier pour faire des farces à nos amis ou nos connaissances nous basant sur le mensonge qui est un pêché.
Pour nous, musulmans, et en partant de cette constatation que nous avons hérité de l’ère coloniale, Dieu nous interdit de mentir car c’est l’un des pêchés originels et qui conduit néanmoins en enfer. C’est pour cela que Dieu à incriminé les gens du livre pour avoir suivi leurs aspirations propres et non point ce qui était dit dans les différents Livres Saints. Dans la sourate « En-nahl –verset 116 : « Ne dites pas ce que disent vos langues comme mensonge, cela est licite et cela est illicite pour entraîner Dieu dans vos mensonges ». Dieu a encore dit dans la sourate Ech-choura, verset 21 : « Ou bien ont-ils des partenaires qui les ont instruits dans la religion ce que Dieu n’a pas commandité et si ce n’était pas une promesse (mot) de séparation, justice leur serait rendue et pour ceux qui ont fauté, une torture affreuse ».
En tant que musulmans, nous savons que le mensonge est l’un des grands pêchés et que nous devons nous en débarrasser. Le prophète Mohammed (Salla Allahou 3alaïhi wa Sallam) a dit : « Attention au mensonge, ce dernier vous convoie vers les pêchés et les pêchés vous convoient en enfer ».
Il y a une anecdote que je voudrais vous citer et qui s’est passé en Europe où deux amants, de par le mensonge du « poisson d’avril » ont perdu bêtement leurs vies. Il s’agit de l’histoire de Colbert et de Victorielle.
En tant que musulmans, nous ne devons pas donner l’occasion au diable d’habiter parmi nous par le biais du mensonge et surtout ce jour-là. Ce n’est ni dans nos coutumes ni dans nos us. L’individu essaie de créer un état de fait qui n’a jamais existé et par lequel il peut porter une atteinte morale ou physique à la personne visée.
Nous pouvons dire que le mensonge physique est beaucoup plus virulent que le mensonge langagier par moment et nous en avons la preuve qui nous est donnée par Dieu dans l’histoire de Saydina Youssouf (3alaïhi Essalam) lorsque ses frères sont venus pleurer devant leur père (Saydina Yacoub 3alaïhi Essalam) avec une chemise dont le sang était mensonger, prétextant que Saydina Youssouf (3alaïhi Essalam) a été mangé par le loup.
Le mensonge est le chef de tous les pêchés et il est une honte et une tare pour celui qui en use.
L’assistance fut très intéressée par le thème de la conférence et des débats furent entamés par l’assistance présente dans l’enceinte du cinéma «         El Djamal au centre-ville de Chlef.
Plusieurs poètes se sont relayés sur la tribune pour déclamer leur poésie tels Saâdoune Bouabdellah, animateur du café littéraire, Mokhtari Mansour, Nekkaf Aïssa, Ghazel Mohamed ainsi qu’une poétesse qui nous est venue de Tissemsilt et qui a gratifié l’assistance de trois poèmes, l’un en arabe, l’autre en français et le troisième en anglais.
Ce fut au tour du Dr Ali Medjdoub, vice-président du café littéraire de faire une petite biographie du défunt Sidi Abderrahmane El Medjdoub avec lecture de certains de ses quatrains par le Dr Medjdoub Ali et par Saâdoune Bouabdellah.

                                                               Mohamed Boudia



                           CAFÉ LITTÉRAIRE DU 12/12/2015





Depuis l’ouverture du café littéraire de Chlef au niveau de la salle de cinéma « El Djamel au centre-ville de Chlef, plusieurs conférences ont été données en ce nouveau lieu de la culture.En début de séance, des vidéos sur la guerre d’Algérie et sur les manifestations qui se sont déroulées tout au long de la révolution, ont été projetés par Data show en ouverture du Café littéraire.
M. Hrache Beghdadi dit Kaddour, agrémenta l’assistance par une musique orientale, douce et très mélodieuse qui reposa moralement l’assistance avant le commencement du café littéraire.Pour cette séance du 12 Décembre 2015, sous l’animation de Monsieur Saâdoune Bouabdellah, après les souhaits de bienvenue aux adeptes présents dans la salle, la parole fut donnée à l’invité du jour, M. Dahmane Noureddine, enseignant universitaire à l’université Hassiba Benbouali d’Ouled Farés, qui agrémenta l’assistance par une conférence sur les langues étrangères et leur enseignement dans l’école algérienne.Le sujet a suscité beaucoup de débats et des questionnements très pertinents de la part de l’assistance présente dans la salle.Afin de ne pas alourdir l’atmosphère, l’animateur fit appel à plusieurs poètes qui ont su agrémenter l’assistance par leurs poèmes tant classiques que lyriques et populaires (melhoun).Allali Miloud, poète de melhoun gratifia l’assistance par trois poèmes qui ont eu un impact certain sur les présents. La parole fut ensuite donnée à notre éminent poète, Boudjelthia Abdelkader, qui s’est absenté depuis bien de mois du café littéraire, revenant au bercail, a su donner à l’assistance le goût pour la poésie arabe.La petite Benmériem Hanya, de par sa diction formidable et son intonation dans la voix a su captiver l’écoute de la salle par son chant national « mawtini » auquel elle a su donner un autre timbre qui émerveilla l’assistance.M. Madaoui Maâmar, poète de melhoun a lu une ode pour notre regretté Aït Saada Maâmar qui a ému toute l’assistance.De passage fortuit dans notre ville, Cheikh Mohamed Essougri, a tenu à assister à cette séance du café littéraire et a embelli de sa présence et de sa voie cette aire culturelle qui se veut l’antre de tous les écrivains, les poètes et tous les amoureux des belles lettres.La parole fut ensuite donnée à M. Mohamed Boudia qui fit une courte communication sur les manifestations du   11 Décembre 1960. Il devait, en outre, dire :« Les moudjahidines ont été un peu malmenés par les troupes françaises dès le début de l’année 1958, alors le FLN décida de porter la révolution sur la terre de France en créant l’OCFLN qui devait harceler la France coloniale même dans son fief, afin de desserrer l’étau qui se refermait de plus en plus sur les maquisards algériens et ainsi éviter le débarquement de nouveaux contingents qui pourraient mettre en péril l’A.L.N. Il y eut la grève de huit jours en Algérie, puis des manifestations en France contre le couvre-feu et l’étoile jaune imposées par Maurice PAPON et ses acolytes.


Les dirigeants français s’entêtaient à vouloir maintenir l’Algérie sous la coupe de la France Coloniale malgré les différentes insurrections qui se sont produites depuis l’aube de la colonisation. Les desseins des militaires et politiques français n’étaient pas seulement initiés dans le but de coloniser l’Algérie mais de coloniser toute l’Afrique, d’ailleurs leurs généraux et colonels "bouchers" ont toujours été appelés général de l’armée d’Afrique ou Colonel ou commandant de l’Armée d’Afrique. Malgré la révolution qui faisait rage dans les montagnes d’Algérie, le Général de Gaulle se plaisait toujours à dire que la France s’étendait de Dunkerque à Tamanrasset.C’est à l’occasion de sa visite en Algérie que le F.L.N décida de faire des manifestations pacifiques pour contrer les desseins de De Gaulle. Ce soulèvement populaire devait donner un plus à la Révolution qui commençait à faiblir par les différentes opérations initiées par les Généraux tels (Challes, Jouhaux, Salan, Colonel Bigeard, etc..), qui étaient les fervents adeptes de l’Algérie Française (c’étaient eux les putschistes qui ont voulu renverser le Gouvernement Français. Ils ont été aussi les promoteurs de l’O.A.S. qui a plongé l’Algérie dans un bain de sang.

Le 11 Décembre 1960 se devait de faire valoir aux yeux du monde la détermination des algériens à vouloir leur indépendance contre vents et marées. Le « Je vous ai compris » de De Gaulle n’avait rien de prodigieux pour les algériens. Leur seul et unique but dans ce soulèvement, c’était marquer la présence et l’allégeance du peuple au F.L.N pour ne faire qu’un seul et même bloc et contrer toutes les velléités des dirigeants français d’alors.Les manifestations des français le 9 Décembre 1960 à Témouchent pour soutenir l’idée du Général De Gaulle qui scandait « Algérie Algérienne »  sous le parapluie français ont été suivies par les manifestations du 10 Décembre 1960 organisées par les colons français qui voulait une « Algérie Française ». Le FLN n’avait plus d’autre alternative pour contrer la politique de De Gaulle que d’organiser des manifestations pacifiques prônant « l’Algérie Musulmane Indépendante ». Le peuple s’est soulevé comme un seul homme avec des slogans tels « Vive l’Algérie Musulmane » « Vive le Front de Libération Nationale » « Vive Le Gouvernement Provisoire de la République Algérienne ». Les drapeaux ont été levés dans toutes les villes et villages d’Algérie pour montrer au monde son attachement au FLN et à l’indépendance totale du pays. Les manifestations durèrent plusieurs jours dans les plus grandes villes du pays telles Alger, Oran, Chlef, Constantine, Annaba et dans bien d’autres villes et villages du pays. Les mêmes slogans étaient scandés dans toutes les villes pour marquer l’unité du peuple algérien et son allégeance inconditionnelle au F.L.N. Le Président Ferhat Abbas avait fait un discours éloquent pour louer la lutte du peuple algérien et saluer la réussite des manifestations qui ont mis à nu la politique coloniale d’extermination de la France. A partir de ces manifestations, la question algérienne fut inscrite à l’ordre du jour de l’ONU qui reconnut le FLN comme seul interlocuteur dans les pourparlers à venir. Dans le monde politique international, la France fut isolée et le FLN eut droit à une reconnaissance internationale presque générale.Pour marquer l’intransigeance du peuple algérien vis-à-vis de sa liberté, des manifestations furent organisées en Septembre 1961 et le 17 Octobre 1961 pour se dresser contre le couvre-feu et les agissements raciaux de Maurice Papon et de ses sbires. Ce fut un carnage qui a vu plus de deux cent tués, plusieurs centaines de disparus et plusieurs milliers de blessés parmi les femmes, les enfants et les vieillards. Ces manifestations furent aussi suivies par celles du 1er novembre 1961, qui donnèrent à la légitimation du FLN, une poussée très forte au niveau des pourparlers entres les dirigeants français et les représentants du FLN et du gouvernement provisoire de la République Algérienne.Parmi les slogans scandés et inscrits sur les bannières et banderoles, « Un seul héros, le peuple » n’est pas désuet mais il reflète bien la participation effective du peuple dans l’accomplissement de la révolution jusqu’à l’indépendance du pays. Le peuple a été la dynamo qui rechargeait les accus de la révolution et la poussait vers le rivage de la liberté.Nous devons rendre hommage à tous ceux qui ont donné leur vie pour que vive la Nation Algérienne, Libre et Indépendante – « Gloire à Nos Martyrs » « Vive l’Algérie » MALGRÉ TOUT  ET AVANT TOUT HYA BLADI ».                                                                          

                                                  Mohamed Boudia - Écrivain

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